L’Aïkido : l’Art de dominer ses peurs

La quasi totalité de nos compatriotes vit dans la peur. Peur de l’inconnu, de l’autre, pire, de soi. De rien et de tout. Peurs inexplicables, presque toujours inexpliquées mais qui rendent la vie plus maussade. Je me souviens d’une anecdote qui remonte à plusieurs décennies et qui pourtant ne s’est jamais effacée de ma mémoire. En visite chez des amis, je fus amené à parler de l’Aïkido avec une jeune mère de famille en lui demandant si elle connaissait cet art martial. Elle me répondit que non et que rien que le mot Aïkido lui faisait peur. Je pus voir dans ses yeux la sincérité de sa réponse.

L’étude de l’Aïkido consiste à se mettre en opposition au plus près de la réalité avec un agresseur qui va permettre progressivement de trouver au moyen des techniques proposées par l’Aïkido une réponse appropriée à l’attaque. Chaque situation conflictuelle sera travaillée méthodiquement en fonction de la nature de l’attaque. Il sera approfondi des attaques sur saisies, sur coups, au couteau en fin de compte sur une vingtaine d’attaques différentes. Avec le travail et le temps, le pratiquant va constater une modification positive de sa vision des choses. Progressivement, une assurance, une confiance en soi vont s’installer, le transformant en un être plus équilibré, plus épanoui, davantage ouvert et soucieux des autres. Ses peurs, ses blocages du début s’apaiseront. L’Aïkido n’est ni un loisir, ni un sport ou un jeu. Comme le « do » d’Aïkido le précise, il s’agit d’une voie, d’une route, d’un chemin qui va permettre au pratiquant de s’élever dans tous les sens du terme. La forme d’étude et l’approfondissement de la discipline ne laissent nulle place à un quelconque esprit de compétition. En pratiquant l’Aïkido, on ne rencontre que des gagnants, jamais de perdants. Il s’agit d’une recherche de toute une vie. Il n’y a pas une date définie pour commencer ; lorsque nous sommes nés, c’était la bonne date pour chacun de nous. Il en est de même lorsque nous commençons l’Aïkido, c’est le bon moment. Pour venir à un cours d’essai, il faut du courage. Si vous décidez de nous rendre visite, félicitations, c’est un premier pas. Et si cela peut vous rassurer, je vous garantis que vous serez accueillis au dojo par des personnes disponibles, chaleureuses, dont le but sera de vous aider comme elles furent aidées à leur début. Je m’y engage personnellement.

Robert DELONG
Ceinture noire 5ème DAN fédéral
Ceinture noire 3ème DAN Aïkikaï-Tokyo
Juge d’examens DAN UFA